16 réponses à “Correspondant, mon amour

  1. Salut,

    Tout en partant du principe que ce blog n’a pas pour vocation d’être au premier degré, j’aimerais tout de même rappeler à son auteur un élément tout bête : la loi.
    Celle du 27 janvier 1993 qui précise que : « À la différence du journaliste, le correspondant local de presse n’a pas de lien de subordination avec l’éditeur. A priori, c’est lui qui propose ses sujets, le rédacteur en chef du journal ne pouvant pas les lui imposer. Dans le même sens, il ne peut lui être imposé d’horaires de travail. Ses projets d’articles sont transmis à la rédaction du titre et relus et validés par le journaliste-localier puis par le secrétaire de rédaction ou d’édition chargé de la mise en page et avant publication. »

    C’est tout à votre honneur de ne pas « être un négrier » et vraiment fort aimable de votre part de ne pas en vouloir à quelqu’un qui est occupé, qui ne peut pas vous répondre à la seconde ou qui ne veut juste pas se mettre à votre disposition et faire votre travail à votre place pour une contrepartie financière dérisoire.

    Face à tant de bonté, je me permets une volée de conseils : en cas d’impossibilité de votre CLP, levez le cul de votre chaise et faites votre boulot, puisque vous êtes la « journaliste », payée en tant que telle / changez de travail si les conditions vous semblent trop difficiles / demandez à votre direction d’employer d’autres journalistes (payés comme tels) pour que vos week-end soient moins difficiles à gérer.

    A mes yeux votre dessin met effectivement bien en scène une connasse. Juste pas celle que vous pointez du doigt.

    1. Cher Fred,
      Comme vous le faites justement remarquer au debut de votre message, ce blog a en effet pour vocation d’etre drole, et de joue sur le second degré. Merci pour ce rappel a la loi que je connais et pour vos insultes ( tres appreciables de bon matin.)
      Est il donc utile de repondre que les posts sont tirés d’une certaine realité mais largement romancés? Que je ne compte pas mes heures au boulot et que si je ne « bouge pas mon cul » pour un fait div mineur c’est que j’en ai deja trois autres bien plus importants en cours? Et que je respecte et apprecie les correspondants avec qui je travaille au quotidien, sans qui le journal ne serait pas et dont certains sont d’ailleurs devenus des amis.
      Sur ce, Fred, la connasse vous salue.

      1. J’allais répondre moi aussi à ce commentaire puis finalement je n’ai rien à ajouter sur ce que tu as dis !

        Puis c’est vrai qu’en tant que journaliste on a le pouvoir de faire embaucher des gens par nos rédactions, c’est bien connu…

    2. Mon bien cher Fred,

      Ce rappel à la loi suivi d’insulte nous montre bien qu’un idiot peut aussi être quelqu’un qui pense la science infuse… Ce blog est fait pour se détendre, si vous ne le lisez pas dans ce but, allez balancer votre hargne sur le site d’un gros canard, il y en a plein!

      Et merci à moustic pour nous montrer la dérision de certaines situation

      #jesuismoustic 😉

  2. Ouais Fred, détends toi. Respires. Bois un coup ?
    Tu serais pas CLP par hasard ?
    Ah oui. C’est ça. Le style « Le monde est contre moi, je fais le travail des journalistes, mieux qu’eux et je n’en suis pas un. C’est vraiment trop injuste ».

  3. Au risque d’exciter notre ami Fred, déjà bien irrité, tu as aussi le CLP qui ne peut pas prendre une photo, du coup, tu en envoies un autre. Et le lendemain, le premier t’engueule parce que quelqu’un d’autre est venu sur son « territoire » !
    Avec mon amour à tous les correspondants

  4. J’aime bien le truc de la « journaliste payée en tant que telle »… Moi il m’arrive souvent de me demander si les corres font parfois le rapprochement… Ils appellent à l’agence à 8 heures : on est là… Entre midi et deux : on est là. À 19 heures : on est là. À 22 heures : et devinez qui est encore là ??? Et un feu la nuit ? C’est nous ! Et le week-end et les jours fériés ? Je vous le donne en mille : c’est encore nous ! Mais t’en as jamais un pour se dire : » elle en est à genre 70 heures de taf cette semaine nan ? »… Et pour la plupart des journalistes, pour un salaire degueulasse qui excède rarement les 1500 euros… Bref, un rapport temps de travail / emmerdes / salaire qui te ferait regretter de ne pas être correspondant…. M’enfin….

  5. C’est beau le communautarisme 🙂
    Donc pour résumer :
    – le second degré ne serait réservé qu’à l’hôte de ces lieux (et à ses amis j’imagine). C’est vrai que ce n’est pas du tout comme si la supposée insulte n’était au final qu’une reprise d’un mot employé dans le dessin…
    – Vu que je suis premier degré je suis nécessairement moi-même un de ces horribles CLP tendu/irrité/aigri qui dont le principal objectif est de pourrir la vie des vrais journalistes, qui se donnent corps et âme à leur métier.
    – il vaut mieux être CLP que journaliste (elle est collector celle-là, vous ne m’en voudrez pas de l’utiliser ailleurs).

    Autant le blog est effectivement plutôt marrant, même si je ne suis pas d’accord avec ce billet précisément (et sur le message qu’il véhicule), autant vos commentaires et vos jugements sont assez effarants, voir effrayants sur la profession.

    1. On ne va pas s’envoyer des messages pendant des semaines. Le second degré de votre post de ce matin ne sautait pas franchement aux yeux. Ni aux miens ni à d’autres, vu les commentaires. On peut discuter du fait que ce post soit plus ou moins juste ou drôle, mais votre « volée de conseils » pour devenir un bon journaliste je vous la renvoie, c’est pas à vous d’en juger.
      Au prochain post, si vous avez encore un peu d’affection pour moustic!

  6. Ben oui Fred, toi qui semble effectivement pas mal remonté contre les journalistes, que tu le veuilles ou non, tu te fais une fausse idée quand tu sous-entends _ car c’est ce que tu fais _ que le journaliste n’est qu’un trop payé qui passe ses journées le cul sur une chaise à donner des ordres aux CLP. Il y en a quelques uns des comme ça, mais dans l’ensemble, les journalistes sont des gens sous payés qui bossent entre 60 et 90 heures par semaine, qui restent souvent en CDD (quand c’est pas pire) pendant des années (10 en ce qui me concerne) avant d’espérer, pour ceux qui ont de la chance, pouvoir être embauchés à disons entre 1000 et 1500 euros par mois. Ils bossent la nuit et le week-end sans être payés plus. Ils sont la plupart du temps mutables – et mutés, crois-moi – à l’autre bout de la France, genre dès que tu commences à te sentir un peu chez toi quelque part on te convoque et on te donne trois semaines pour aller prendre l’agence de Trifouilli-les-Oies à 500 kilomètres de là, et ça jusqu’à la fin de ta carrière. On y compte une proportion exagérément élevée de divorcés et d’alcoolo, ça c’est les stats. Donc oui, parfois, moi qui fait ça depuis 14 ans maintenant, quand je vois ce que les corres touchent (et ce n’est certes pas élevé) pour trois choucroutes dansantes et deux vide-greniers, je me dis que c’est pas plus mal. Mais si, comme tu sembles le penser, être journaliste est un privilège de nantis où l’on en a plein la gueule, je te conseille ce que j’ai déjà conseillé à d’autre CLP : va faire tes années d’école de journalisme, va toquer à toutes les rédactions de France pour faire des remplacements de deux mois à droite à gauche pendant 10 ans et youpi, le monde du journalisme va s’ouvrir à toi. Félicitations !

    1. Juste pour répondre rapidement à ça, après c’est un débat intéressant mais qui n’a pas sa place ici : je suis journaliste, j’ai été CLP et je suis même un peu « patron » dans la mesure où je suis amené à faire appel à des pigistes. Je pense donc bien connaître, pour l’avoir vécu, pour le vivre, les problématiques des différents côtés.
      Il est bien évident que je ne nie pas les difficultés du métier de journaliste aujourd’hui (le salaire, le volume horaire, pour les plus criantes). Reste que les CLP sont globalement bien plus mal lotis, dans des situations beaucoup plus (et de plus en plus) précaires et que les groupes de presse en usent et en abusent, en leur faisant faire un travail de journaliste, sans le salaire qui va avec (et je parle de salaire au sens premier du terme vu que le correspondant est réglé en honoraire).
      Pour caricaturer à l’extrême, ce qui me dérange sur ce post particulier (et encore une fois j’aime bien le reste du blog de mademoiselle moustic) c’est que l’exploité (le journaliste débordé de travail) au lieu de taper sur l’exploiteur (son patron), va prendre pour cible encore plus exploité que lui (le correspondant).
      Et tout second degré que soit le dessin, il véhicule comme idée que le problème de l’histoire est le CLP. Il suffit de lire certains des commentaires derrière pour se rendre compte que c’est une idée partagée ici. Personnellement je préfère le voir comme une (autre) victime du système 😉

  7. Ravie de voir qu’on peut discuter sans s’etriper. J’ai moi aussi été corres, comme plein de journalistes en devenir et je veux bien denoncer le systeme malheureusement les revenus de la presse n’allant pas en s’ameliorant on est plutot a supprimer des postes de journalistes qu’à en creer. Donc on bosse comme on peut, en usant (et en tentant de ne pas abuser) de nos CLP…

    Ban après Moustic est un peu peste et gratuitement grossière, mais c’est comme ca que j’aime la dessiner…

  8. Je pousse un gros ouf de soulagement devant la tournure des commentaires qui ont su s’élever au dessus des insultes.

    Et pour autant, j’espère que Moustic ne sombrera pas dans une bien-pensance policée pour ne froisser personne et continuera à s’énerver avec des gros mots, parce que c’est comme ça, merde, y’a des fois, on est entourés de connards et que ça fait du bien de le dire. Putain.

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